4Retour à la liste des articles
  • Partager cette page
  • f
  • t
  • i
  • g
  • v
  • m

Le Neuromarketing : Parler et vendre directement au cerveau

Par Delphine Graveleau

neuromarketing - blog Webmarketing ESSCACommençons par essayer de donner une définition au « neuro marketing ». Le but du neuromarketeur est de comprendre le comportement des consommateurs afin d’augmenter la consommation citoyenne en ne considérant plus sa capacité de jugement mais sa réceptivité à un stimulus, retirant ainsi le concept de « rationalité » dans les besoins.

Le neuromarketing est une façon scientifique très poussée d’étudier le cerveau humain, plus particulièrement le cortex préfrontal. A l’aide de l’imagerie par résonance magnétique (IRM), le neurochercheur va scruter le cerveau du consommateur afin d’observer les activités cérébrales positives ou négatives face à un produit ou une publicité. Trois facteurs sont pris en compte : l’émotion, la mémoire et l’attention.

Le neuromarketing est une vraie aubaine pour les entreprises. En effet, il permet de comprendre les émotions immédiates des consommateurs face à un produit ou une publicité, de prendre également connaissance de la capacité du consommateur à se souvenir d’un message d’une publicité ou de se rappeler d’un produit. Enfin, d’évaluer le potentiel attractif d’un produit ou d’un message publicitaire. Cette technique est cependant réservée aux entreprises les plus riches. En effet, elle demande un gros budget mais aussi de la discrétion. En 2002, une expérience sur Coca-Cola et Pepsi, largement médiatisée a reçu des critiques controversées au niveau de l’éthique et de la déontologie de cette technique.

Et sur le web alors?

Une étude menée par Brain Fingerprint (une société qui fait de la détection de mensonge mais s’intéresse aussi au neuromarketing) démontre que « les publicités lues ont plus d’impacts sur le consommateur que le visionnage de la télévision, mais surtout que la combinaison des deux types de supports publicitaires décuple l’identification émotionnelle du consommateur envers le produit et/ou la marque ». Or Internet est actuellement un moyen de communication publicitaire qui permet d’utiliser en même temps, en plus grande quantité et à moindre coût l’écrit et la vidéo. Cependant, le coté négatif avec Internet est que les internautes ont pu avec le temps, repérer où se situent les publicités sur une page et les évitent machinalement. Ce comportement inconscient de l’internaute s’appelle le banner blindess (aveuglement inattentionnel). Ce phénomène a été remarqué grâce à l’eye tracking et inquiète les entreprises et les publicitaires car si les internautes ne regardent plus les encarts publicitaires leurs ventes et leurs finances risquent de baisser.

Les chercheurs en neuromarketing ont donc cherché une solution à ce problème.

L’université de Louvain s’est porté sur celui-ci et a pu conclure que même si le consommateur n’a pas le souvenir d’avoir regardé la bannière publicitaire, il est capable de la reconnaître dans un autre contexte, et surtout l’internaute se souvient de la marque. D’autres études ont prouvé que plus la répétition publicitaire est importante, plus la marque et le message sont reconnus.

En conclusion, pour mesurer les retombées d’une campagne marketing menée sur Internet il ne suffit plus de tenir compte uniquement du nombre de clics sur les bannières !

neuromarketing - blog Webmarketing ESSCA

Sources :

http://www.webmarketing-com.com/2012/09/10/15701-pour-ou-contre-le-neuromarketing – consulté le 16/10/2012

http://www.webmarketing-com.com/2012/09/10/15701-pour-ou-contre-le-neuromarketing consulté le 15/10/2012

http://www.web2mag.info/neuromarketing-1390 consulté le 16/10/2012



comments ( 3 )

2 Leave a comment
  1. soliles the 29/05/2013 at 6 h 32 min

    Dans le cadre d’un travail sur le branding, on constate que les bannières ont un effet bénéfique. La notoriété se travaille donc finalement avec cette même recette: affichage de la marque et répétitions. La retombée est un gain de notoriété et par conséquent une recherche ultérieure sur le nom de la marque dans un moteur de recherche et non une visite immédiate du site web de la dite marque.
    Le clic n’est pas effectif de suite mais l’affichage des bannières semble avoir un impact sur le long terme. Il semble assez délicat de mesurer l’impact de l’affichage de bannières et surtout de déterminer à partir de quel nombre d’expositions l’internaute se souviendra de cette marque.

  2. pauline the 28/06/2013 at 9 h 58 min

    Bonjour !
    Me voilà rassurée, je me faisais du souci pour les entreprises et leurs pratiques publicitaires, c’est vrai que ce comportement du « banner blindness » n’est vraiment pas fair-play de la part des internautes. Heureusement que des chercheurs planchent sur le sujet pour permettre aux marketeux d’agir directement sur notre matière grise. J’ai hâte de les voir opérer sur mon cerveau… Vive le progrès !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *