20 février 2012
Les perspectives divergentes du citoyen et du consommateur sur la concurrence
Dans une étude (non publiée à ce jour) demandée par l’Autorité de la concurrence, dont les résultats généraux ont été révélés par Libération, il apparaît que le citoyen, en tant que consommateur, évalue très positivement la concurrence, alors que le même citoyen, en tant que salarié, est beaucoup plus mesuré. Par exemple, 82% des répondants estiment que la concurrence donne « plus de choix » et 76% qu’elle permet d’obtenir de « meilleurs prix », mais seulement 38% considèrent qu’elle a un effet positif sur l’emploi. Cette divergence de perspectives n’a rien de surprenant. Elle renvoie à un clivage supposé entre le citoyen et le consommateur qui serait propre aux sociétés démocratiques à économies de marché. Ce clivage intéresse aussi l’éthique des affaires, en particulier sa théorie dominante, la théorie des parties prenantes. Certains des arguments qui y ont été proposés permettent d’éclairer un peu les rapports entre la perspective du citoyen et celle du consommateur.
Posté par : Alain Anquetil dans la catégorie : Billets - Pas de commentaire







